Le garde champêtre RUTTENS exerce ses fonctions au sein de la commune de Hoevenen, dans la province d'Anvers. Ancien membre de la Gendarmerie, il est marié et père de deux enfants. Sa présence dans la police communale est notamment attestée par un article de juin 1931, qui relate son intervention à la suite d'un accident de la circulation et le signalement des faits au parquet.
Dans la nuit du mercredi 3 au jeudi 4 avril 1935, peu avant minuit, le garde champêtre RUTTENS trouve tragiquement la mort à Hoevenen, au lieu-dit 's Hertogendijk, sur les voies du tramway reliant notamment Stabroek à Hoevenen. Selon les premières informations publiées, il effectue sa ronde nocturne habituelle lorsqu'il aurait été surpris par une rame venant de la direction de Stabroek. Un médecin appelé sur les lieux ne peut que constater son décès, vraisemblablement immédiat.
La Gendarmerie ouvre une enquête afin de déterminer les circonstances exactes du drame. Plusieurs témoignages et constatations suscitent rapidement des interrogations quant au déroulement des faits.
Le juge d'instruction HODUM charge les médecins légistes LECLEF et VAN DEUREN de procéder à l'autopsie. Le vendredi 5 avril, le parquet d'Anvers se transporte une nouvelle fois à Hoevenen afin de procéder à une reconstitution et d'entendre plusieurs témoins. Le conducteur du tram déclare avoir aperçu le garde champêtre étendu en travers des rails. Par ailleurs, le manteau de la victime est retrouvé dans un champ, à une cinquantaine de mètres du lieu du drame, tandis que sa bicyclette se trouve à proximité d'un café situé encore plus loin.
Les enquêteurs établissent que RUTTENS a quitté cet établissement vers 23h10. Deux autres clients, qui l'avaient fréquenté plus tôt dans la soirée, sont également interrogés. Les investigations portent notamment sur les circonstances ayant précédé la découverte du corps et sur plusieurs éléments matériels jugés inhabituels par les autorités judiciaires.
Le lundi 8 avril 1935, les funérailles du garde champêtre se déroulent à Hoevenen en présence d'une foule nombreuse. Une chapelle ardente est aménagée à la maison communale. Le bourgmestre WEYERS, l'ensemble du conseil communal, le personnel de la commune, des gardes champêtres des localités voisines, une délégation de la Gendarmerie ainsi que des représentants des associations d'anciens combattants et d'invalides assistent aux cérémonies. Plusieurs discours rendent hommage au défunt. À l'issue du service religieux, RUTTENS est inhumé au cimetière communal.
Le mercredi 10 avril, le parquet d'Anvers revient une nouvelle fois sur les lieux afin de poursuivre ses investigations. Les constatations effectuées sont considérées comme suffisamment troublantes pour que la justice examine également la possibilité d'un acte criminel.
Les sources actuellement consultées ne permettent pas de déterminer les conclusions définitives de cette enquête, ni d'établir si la mort du garde champêtre résulte d'un accident ou de l'intervention d'un tiers.
- "Hoevenen – Moto-ongeval", 19/06/1931, Gazet van Antwerpen, p. 5.
- "Dood(e)lijk tramongeval te Hoevenen – Veldwachter gedood", 06/04/1935, De Schelde, p. 6.
- "Het doodelijk tramongeval te Hoevenen – Lijkschouwing van het slachtoffer", 07/04/1935, De Schelde, p. 6.
- "De verongelukte veldwachter van Hoevenen – Maandagmorgen begraven", 09/04/1935, Gazet van Antwerpen, p. 2.
- "Het geheimzinnige tramongeluk te Hoevenen – Nieuw bezoek van het parket", 11/04/1935, Het Laatste Nieuws, p. 8.
- LENAERTS Swa, « Veldwachter Ruttens vermoord te Hoevenen », publication dans le groupe Facebook « Ge zijt van Hoevenen als ge... », 30/09/2016, Consulter
- LENAERTS Swa, « Veldwachter Ruttens vermoord te Hoevenen », publication dans le groupe Facebook « Ge zijt van Hoevenen als ge... », 30/09/2016, Consulter
3/4/1935
Accidentelle
Garde champêtre
Police rurale
Hoevenen
's Hertogendijk, Hoevenen (Anvers)